Comment investir dans les infrastructures equity ?

La classe d’actifs connait aujourd’hui un vrai succès auprès des investisseurs long terme mais reste encore méconnue ou mal comprise par beaucoup.

Pourquoi il nous semble primordial de s’y intéresser ?

Tout d’abord la corrélation avec le cycle économique est bien plus faible qu’avec des actions classiques. Les besoins sont colossaux (3 690 mds€ d’ici à 2030, source OCDE) et les états font des coupes budgétaires drastiques. Les investisseurs privés sont donc mécaniquement appelés à financer de plus en plus ce type de projets.

Les cash flows générés sont importants (nous attendons généralement entre 10% et 12% de T.R.I sur la classe d’actifs, un multiple de 2 et une distribution de 5% à 6% en pleine vie des fonds) et prévisibles compte tenu de la nature des business (énergie distribution et stockage, transport, communications, hôpitaux …) .

Parfaite adéquation avec les passifs long terme, compte tenu de la durée de vie d’un fonds infrastructure, souvent de 10 ans dont 3 ans de période d’investissement. La mobilisation du cash (cash on cash), qui est la période entre laquelle l’argent est appelé par la société et la date à laquelle il est retourné avant plus-values est plus faible, autour de 5/6 ans.

La volatilité des rendements est très faible et le risque de baisse limité sur des actifs matures et moins soumis à une intervention étatique.

Enfin, avantage important, les rendements réels sont corrélés à l’inflation, les contrats d’exploitation étant indexés, créant un hedge naturel.

Comment apprivoiser la classe d’actifs ?

Disposant d’un vocabulaire particulier et relativement nouvelle, la typologie peut rebuter à priori les investisseurs. Pourtant la compréhension est assez simple pour qui s’y intéresse.

Tout d’abord un actif pour être qualifié d’infrastructure doit répondre à 4 grandes qualifications : être un service essentiel avec de hautes barrières à l’entrée, avoir un business model solide et de la protection à la baisse, générer des cash flows prévisibles et indexés à l’inflation.

Ensuite, il existe trois types d’infrastructures : greenfield (actifs pas construits, le risque est plus fort car l’actif n’est pas opérationnel), brownfield (actif opérationnel mais pas pleinement optimisé, des possibilités pour les gérants de le travailler pour le rendre plus attractif), secondary stage (un actif pleinement optimisé qui ne génère quasiment plus que du rendement à travers l’effet coupon des dividendes).

Enfin, il est possible d’investir à travers des fonds Core / Core Plus  / Value Added, chaque typologie ayant des profils de risque/liquidité différents et adaptés à des catégories d’investisseurs différentes..

Comment envisager un investissement ?

Les principales questions à se poser sont :

Quel niveau de rendement j’attends de la classe d’actifs ?

Quelle maturité et quelle taille pour le fonds ?

Comment je veux me positionne géographiquement ?

Dois-je privilégier le secondaire ou le primaire ?

Suis-je prêt à accepter le greenfield et dans quelle proportion ?

Quels sont les écueils à éviter ?

Une fois que ces questions sont résolues, les risques de se tromper sont nombreux.

C’est pourquoi nous avons mis un processus de sélection propriétaire pour accompagner nos clients dans la sélection de produits et dans l’introduction de la stratégie idoine dans leur portefeuille.

Les écueils les plus importants sont :

le sourcing des fonds en levée : nous avons accès à toutes les bases de données de marché et sommes identifiés par les asset manager comme un acteur important du secteur

la compréhension de la stratégie : nous avons un processus de Due Diligence propriétaire, qui a évolué dans le temps et tient compte de notre savoir-faire sur la classe d’actifs, qui ne peut pas être traitée comme un actif classique

l’accessibilité de gérants : nous allons sur place lors de nos due diligence et rencontrons aussi bien les équipes d’investissement que de gestion des actifs une fois investis.

Nous accompagnons nos clients dans leurs investissements infrastructures depuis 5 ans et avons investis plusieurs dizaines de millions d’euros dans la classe d’actifs. Nous avons un vrai savoir-faire dans l’analyse des fonds, dans la construction d’un portefeuille à partir d’une exposition nulle, de sourcing des idées mais aussi de simplification de la classe d’actifs pour les administrateurs/décisionnaires.